Interview – Les Chroniques du Chronogyre

Et voici le second entretien réalisé dans le but de mettre en avant quelques généablogs. Aujourd’hui c’est Georges des Chroniques du Chronogyre qui s’y colle.


Bonjour Georges
Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions. Je ne vais pas être très originale et commencer comme avec Aurélie : Quand as-tu découvert la généalogie ? Et qu’est-ce qui a fait que tu sois devenu accro ?

J’ai découvert la généalogie avec mon père et mon oncle qui avaient commencé un semblant d’arbre en recopiant les noms sur les tombes du cimetière du village et leurs souvenirs respectifs. Ça n’allait pas très loin et seulement du côté maternel. C’était il y a 45 ans. Aimant l’histoire et intéressé malgré tout, j’ai acheté mon premier livre de généalogie aux éditons François Beauval qui fournissait en cadeau un arbre à remplir sur 5 générations. Puis plus rien, mais ça restait dans un coin de ma tête. J’ai repris il y a un peu plus de trente cinq ans, en me déplaçant dans les mairies et les AD. Internet et la photo numérique étaient encore inexistant. Donc quelques photocopies et photos argentiques pour avoir des traces et constitution d’une fiche papier par personne. C’était archaïque et prenait beaucoup de place. Et je me cantonnais aux NMD et BMS. Tout ça pendant les vacances, donc par intermittence. Puis est arrivé l’informatique personnel et ensuite Internet. J’ai donc tout repris du départ et récupéré l’image de tous les actes. J’en ai profité pour faire mon premier site et partager ma généalogie, toujours par intermittence, mais c’était de plus en plus prenant. Le virus était là.

Il y a trois ans, burn out. Une chose m’a permis de remonter la pente : la généalogie. Grâce à ça, j’ai pu peu à peu oublier la pression, le stress lié au surcroît de travail, l’épuisement physique et intellectuel qui insidieusement s’était immiscé dans ma vie. 3 mois d’arrêt de travail et durant toutes ces journées seul à broyer du noir, à cogiter sur la suite à donner à son avenir, je me suis replongé dans la généalogie. Il fallait bien s’occuper. Je ne l’avais pas quittée, mais c’était quand j’avais un peu de temps libre, une ou deux heures par-ci par-là. Alors que là, j’avais des journées entières à combler. J’ai commencé par petits bouts, une demie-heure puis une autre, entrecoupée de période de doutes. Difficile de se concentrer sur quelque chose dans ces moments là. Et puis les périodes se sont allongées jusqu’à remplir mes journées (et au-delà). Et là, j’ai retrouvé un plaisir immense à découvrir ou redécouvrir des informations que j’avais éludé auparavant. J’ai creusé encore et encore. Plus j’en trouvais, plus ça me dopait. Et j’en oubliais le pourquoi j’en étais arrivé là. Bien sûr, je ne vais pas dire que la généalogie m’a guéri, je pense qu’on ne guérit jamais d’une descente aux enfers. Mais j’ai survécu. Et toutes ces informations que j’avais laissé sur le bord du chemin il me fallait les étudier. Une idée a alors germée, écrire ma chronique familiale. Malgré mes trente années de généalogie, je me retrouvais un peu comme une poule qui a trouvé un couteau. Comment faire ? Une chose s’est imposée à mon esprit, trouver une formation qui me donne les clefs et surtout une méthode.

Tu es toi aussi l’un des 25 OLAF, comment as-tu découvert le DU « Généalogie et Histoires des familles » de l’université de Nîmes ? Pour avoir choisi de le faire en session à distance ?

En cherchant une formation, j’ai tout d’abord trouvé celle de Corté ainsi que celle du Mans. Corté ne correspondait pas à ce que je recherchais. Celle du Mans par contre me tentait bien et semblait avoir tous les critères. Puis, j’ai découvert le blog de Stéphane Cosson. J’ai lu tous ses posts. J’y ai découvert que Nîmes proposait aussi une formation à distance. Et la formation en distanciel me convenait tout à fait étant salarié. Et chose qui me semblait primordial, est que les cours de généalogie étaient dispensés par un généalogiste professionnel. C’est ce point qui m’a fait opter pour Nîmes.

Que retiens-tu de ce retour sur les bancs de l’école ? Si je te dis que demain commence le « DU 2 », tu fais quoi ?

Reprendre des cours n’a pas été simple. C’est là qu’on s’aperçoit qu’avec l’âge on perd beaucoup. Ce fut compliqué, difficile, avec parfois des périodes de découragement. Mais on était un groupe et tous avec le but d’arriver au bout. On s’est soutenu, on a avancé ensemble pour tenir jusqu’à la fin. Ce serait à refaire, je n’hésiterais pas une seconde. Un second DU ? Où faut-il signer ?

« Les Chroniques du Chronogyre » vient de naître. Peux-tu nous en parler un peu en tant que « papa » de ce généablog ?

Un blog. Il y a longtemps que je voulais refaire mon site. Mon hébergeur ne faisant pas les mises à jour nécessaires pour que je puisse le faire évoluer, je devais trouver autre chose. Et puis, c’est à sens unique. Suite à la formation, j’avais envie de partager différemment le résultat de mes recherches, et ne pas parler que de ma famille. La généalogie est bien plus que cela. Les archives sont suffisamment riches. On y fait des découvertes très surprenantes. D’où l’idée de ce blog. A voir où cela me mène, c’est une nouvelle expérience.

Quels sont tes projets généalogiques à venir ?

Des projets ? J’en ai plein la tête. Ma motivation première qui m’a fait m’inscrire à la formation du DU était d’écrire ma chronique familiale. Mais les recherches pour mon mémoire m’ont fait entrevoir d’autres horizons. Tout n’est pas encore clair, il faut que ça mûrisse. Le premier projet qui a vu le jour c’est le blog. Un premier petit pas. Mais un projet me titille très fort. Ses mensurations : 14×21.

Un petit mot, un conseil ?

Juste dire que si l’aventure du DU vous tente, ne pas hésiter, on y fait de très belles rencontres. Quelle que soit sa motivation, tout peut arriver.

Merci Georges.

À bientôt.

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